Les principales motions votées par le congrès de la FCPE 75 en 2009
FCPE-Paris
Congrès départemental 2009
-Motion « Tous éducables sans restriction ni concurrence » Proposée par le conseil d’administration de la FCPE-Paris
La Fcpe-Paris réaffirme que tout enfant, tout jeune est éducable. L’ambition de l’école est l’éducation de chaque enfant, y compris ceux qui sont « autrement que prévus ».
L’enfant placé au centre du système scolaire doit recevoir et acquérir les savoirs, les repères et les moyens permettant de vivre en société : s’exprimer, analyser, comprendre, construire avec d’autres sur la base des savoirs acquis.
La Fcpe-Paris demande que le suivi personnalisé des élèves et de leurs connaissances remplace l’évaluation actuelle et permette la mise en place les dispositifs nécessaires pour aider tous les élèves à s’épanouir dans leur parcours scolaire.
La Fcpe-Paris demande que l’innovation pédagogique en matière de prise en charge de la difficulté scolaire soit valorisée et promue afin que cesse l’externalisation de son traitement. La Fcpe-Paris demande le renforcement des RASED. La Fcpe-Paris demande que l’évaluation des programmes et des modes d’organisation soit conduite de telle façon que les écoles et les établissements du second degré ne soient pas mis en concurrence sur la base des résultats de cette évaluation.
La Fcpe-Paris demande qu’un bilan de la mise en oeuvre de l’ensemble des mesures disciplinaires (conseil de discipline, exclusion temporaire, commission d’éducation,…) soit effectué et nourrisse la réflexion d’un groupe de travail du CDEN.
L’informatisation des procédures, à tous les niveaux, de l’inscription à l’école élémentaire à l’admission dans l’enseignement supérieur, doit se faire au service des élèves et des parents.
La Fcpe-Paris demande que les fédérations de parents soient associées dès la conception de tout logiciel contenant des données personnelles. Motion adoptée à l’unanimité des suffrages exprimés par le congrès
« Aménagement du temps de lʹenfant »
Motion proposée par le conseil d’administration de la FCPE-Paris
Avec l’application de la réforme Darcos en septembre 2008 visant à supprimer les samedis matin travaillés, la semaine des 4 jours s’est généralisée à Paris.
Cette modification de lʹorganisation de la semaine s’est accompagnée de l’application des nouveaux programmes en primaire prétendument recentrés sur les fondamentaux, alourdis dans certaines matières alors que 2 heures dʹenseignement hebdomadaire sont supprimées, et de la mise en oeuvre de la soi-disant aide personnalisée, le plus souvent pendant la pause méridienne.
Aujourd’hui, la France est l’un des pays d’Europe qui a les journées les plus longues et ce sur un nombre de semaines très réduit : le temps d’apprentissage y est très concentré.
Dans les écoles parisiennes, depuis septembre 2008, les enfants sont stressés et fatigués, les conditions d’enseignement dégradées.
De nombreuses études sur le rythme de l’enfant prouvent que l’emploi du temps scolaire organisé sur 4 journées de 6 h (sans compter l’aide personnalisée pour certains), avec 2 coupures dans la semaine, est le moins bien adapté aux apprentissages des enfants.
Dans plusieurs académies, des communes, des villes, ont choisi d’organiser la semaine scolaire sur 9 demi-journées, conformément aux textes de 2008 sur l’organisation du temps scolaire.
La FCPE-Paris réaffirme son opposition à la semaine des 4 jours et demande que l’organisation du temps scolaire et des temps péri et extrascolaires sur la journée, la semaine et l’année soit réétudiée dans l’Académie de Paris, en tenant compte en priorité de l’intérêt de l’enfant.
Pour la FCPE-Paris, lʹorganisation du temps scolaire doit contribuer à améliorer les conditions de réussite scolaire et personnelle de tous les enfants. Cela implique un temps scolaire de qualité (journée scolaire plus courte, pédagogies adaptées, effectifs des classes allégés) et une meilleure qualité de vie à lʹécole. Le temps du midi, en particulier, est essentiel.
La FCPE-Paris appelle la Ville et lʹAcadémie de Paris à faire une proposition dʹorganisation de la semaine sur 9 demi-journées avec une journée scolaire réduite et un meilleur équilibre sur l’année intégrant le retour aux 936 heures annuelles.
La FCPE-Paris demande à ce que les instances, du CDEN aux conseils dʹécole, soient consultées et les avis de tous les partenaires recueillis sur la base dʹun projet éducatif académique, afin de réussir ce changement dans l’intérêt des élèves, des enfants.
Motion adoptée à la majorité absolue par le congrès
Motion SAUVER L’ÉCOLE PUBLIQUE
Proposée par le Groupe scolaire Bolivar – Lepage (19e)
Dans le contexte actuel de destruction du système public d’éducation, de la maternelle à l’université et avertis par une année d’application, les parents délégués FCPE réitèrent leur opposition aux nouvelles réformes.
Dans le contexte de crise mondiale engendrée par la faillite du système économique actuel, ils affirment plus que jamais la nécessité d’un investissement sans limites pour l’éducation, la connaissance et la recherche. Ils affirment plus que jamais la nécessité de redonner à l’enfant futur citoyen, tous les moyens nécessaires qui concourent à son émancipation, à son éveil, et à l’éducation de sa citoyenneté.
La Fcpe Paris exige l’abrogation des réformes.
La Fcpe Paris demande la convocation d’États Généraux de l’Éducation afin que l’école de demain soit redéfinie par l’ensemble de la communauté éducative. Ils exigent :
Le bilan des programmes de 2002
Des programmes qui forment la totalité de nos enfants à la complexité du monde du XXIe
siècle non par l’accumulation des connaissances mais par la mise en relation des
connaissances entre elles.
Des programmes qui permettent de développer l’imagination, la créativité, l’esprit critique.
Des pédagogies qui valorisent l’enfant pour lui donner la confiance et l’estime de lui-même.
Un suivi personnalisé des élèves et de leurs connaissances plutôt que les évaluations
actuelles..
Le retour aux 936 heures d’enseignement, indispensables à un enseignement qui dès le
plus jeune âge recouvre de plus en plus de disciplines.
Un aménagement du temps scolaire qui prend en compte le rythme de l’élève.
Un aménagement du temps scolaire qui ne rompt pas les liens entre l’école et les parents.
L’école dès le plus jeune âge pour favoriser l’intégration sociale et repérer au plus tôt les
enfants en difficulté. Une maternelle de qualité tenue par des enseignants qualifiés.
Le maintien et le renforcement du RASED sur l’ensemble du territoire pour une école qui
considère de son devoir et de sa mission d’aider tout enfant en souffrance.
Pour cette même raison, ils refusent l’externalisation de l’aide personnalisée, symbole du
désengagement de l’État face à l’échec scolaire.
La prise en compte des déséquilibres socioculturels dus aux « ghettoïsations » des
quartiers par la non-application, dans le domaine de l’urbanisme, des lois sur la mixité.
Des effectifs de classes qui ne dépassent pas 25 élèves.
Le remplacement immédiat des enseignants absents qui évite la surcharge des autres
classes et la perte du temps d’apprentissage.
Et enfin, la valorisation et le respect du métier d’enseignant par la qualité de sa formation,
par la mise en place de tous les moyens nécessaires à l’exigence de son métier.
La mise en oeuvre d’un véritable dialogue parents-école par l’application des textes sur les
droits des parents.
Motion adoptée à la majorité absolue par le congrès
« Sauvons les B.E.P. »
Motion proposée par le conseil d’administration de la FCPE-Paris
La réforme de l’Enseignement Professionnel que les Ministres de l’Education Nationale et de l’Agriculture veulent mettre en place à la rentrée 2009 en dépit de l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Éducation, supprime la quasi-totalité des formations de BEP/BEPA et généralise le BAC PRO en trois ans.
Les formations en deux ans aux diplômes BEP/BEPA permettent aux jeunes lycéens professionnels d’obtenir un premier niveau de qualification. Elles sont l’un des maillons essentiels pour leur poursuite d’études et leur réussite au niveau IV. Leur suppression exclurait du système public d’éducation nombre des élèves les plus en difficulté et précipiterait l’augmentation des sorties sans qualification.
Le BEP/BEPA ne doit pas se réduire à une simple certification « maison » passée en cours du cycle du baccalauréat en trois ans. Dans la logique de cette réforme, le développement des formations de CAP organise le tri des élèves dès leur entrée dans la voie professionnelle et les confine au niveau V en réduisant fortement leur possibilité de poursuite d’études en baccalauréat professionnel.
Au Ministère de l’Agriculture, le développement des CAPA et BPA par la voie de l’apprentissage hypothèque gravement les chances d’un apprenti de poursuivre sa formation en BAC PRO.
Le parcours 2 ans BEP / BEPA + 2 ans BAC PRO a permis à toute une tranche d’âge d’accéder au niveau IV de formation et lui a facilité l’accès à l’enseignement supérieur.
C’est pourquoi, nous sommes opposés à la suppression des sections de BEP/BEPA et à la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans.
Cette réforme ne répond pas à l’attente des jeunes et de leur famille, les élèves de l’Enseignement Professionnel méritent MIEUX : des formations adaptées qui débouchent à tous les niveaux de qualification sur des diplômes nationaux reconnus par les branches professionnelles.
Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les suppressions massives de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre les élèves.
Le Ministre doit donc renoncer à la publication des décrets et arrêtés rejetés au Conseil Supérieur de l’Education ainsi qu’aux suppressions de postes et de sections à la rentrée 2009. Il a décidé de suspendre la réforme du lycée, il faut qu’il fasse la même chose pour l’enseignement professionnel.
La FCPE-Paris demande aux Ministres de l’Education et de l’Agriculture
de suspendre immédiatement la réforme de l’enseignement professionnel,
de rouvrir le dossier sur la voie professionnelle et
d’ouvrir de véritables négociations avec les organisations syndicales et les Fédérations de
Parents d’Elèves.
Motion adoptée à l’unanimité par le congrès
Motion accès à l’enseignement supérieur
Proposée par le Conseil local Charlemagne (4e)
ARGUMENTAIRE
Transparence des dossiers.
Les dossiers qui fondent la sélection, établis par l’établissement de sortie, doivent être accessibles aux intéressés avant leur transmission aux établissements d’accueil. Il ne s’agit que de l’application de la loi qui stipule que toute personne peut avoir accès à un dossier administratif le concernant, conformément à la CNIL (et c’est la CNIL ici qu’il faut saisir si les Rectorats n’accèdent pas tout de suite à cette revendication).
Il a été cité dans les échanges de correspondance 3 établissements qui ont ce souci de transparence (H. Boucher, Louis Armand, Voltaire). Les proviseurs n’ont donc pas de directive contre cela, alors pourquoi d’autres s’y refusent-ils ? Ce souci concerne tout le monde, toutes les affectations, tous les dossiers.
Si nous faisons cette demande de transparence, c’est parce que des anomalies ont été constatées, sous deux formes :
a) des erreurs. Lorsque quelqu’un est noté 6 en maths quand il a 16, ce n’est pas une malveillance, c’est une erreur. Ca s’est produit et oblige les parents à opérer des recours a posteriori alors que l’accès au dossier éviterait le problème. si on demande aux proviseurs de fournir un état de saisie des voeux d’affectation en fin de 3ème, c’est bien pour éviter ça. C’est la même chose.
b) des distorsions entre les appréciations au bulletin et les appréciations du dossier sont suffisantes pour faire la différence entre l’élève qui sera pris et celui qui ne le sera pas dans telle ou telle filière. Généralisation possible de la sélection à toutes les filières
Cette année, même si il y a une procédure commune d’affectation (admission post-bac), les éléments du dossier sont différents selon qu’il s’agit d’une filière sélective type CPGE ou non sélective type université.
Pour les filières sélectives, il y a le classement des élèves par matière, le niveau global de la classe dans
l’établissement (celui de l’établissement joue un rôle, ainsi que l’avis favorable ou non défavorable du
conseil de classe ou du proviseur).
Pour les filières non sélectives ce n’est pas encore le cas. Mais c’est la première année, donc la première
étape. Le ministère nous a déjà donné l’exemple de procédures qui se modifient d’année en année pour
un objectif final. L’an prochain ce sera peut-être tout le monde à la même enseigne, donc y réfléchir tout
de suite (et agir) pour les filières sélectives permet d’anticiper pour tout le monde demain. On ne sait
pas même pas ce qui va se passer pour les filières très demandées type BTS dès cette année par exemple
(Certains établissements qui recevaient 250 dossiers papiers l’année dernière, en reçoivent aujourd’hui
entre 3000 et 9000 via les logiciels remplis par les parents. Ils ne sont pas en mesure d’examiner tous les
dossiers).
S’il se prépare un alignement des critères d’affectation des filières non sélectives sur les filières sélectives, cela a deux implications :
cela signifie que certains éléments de la scolarité de l’élève changent de fonction en cours de route : faire
baisser sa moyenne avec du latin ou du grec, laisser couler une appréciation mal venue d’un professeur ou
une note parce la portée de l’affaire était jusqu’ici réduite, pourrait constituer un dommage plus important
au bout de la route.
Le ministère doit annoncer clairement ses objectifs à terme, fixer un calendrier qui permette à chacun de s’adapter.
Envisager une discussion avec le Ministère des paramètres qui fondent la sélection, voire envisager
une remise en cause de celle-ci.
Exiger l’anonymat des dossiers, qui garantit l’égalité républicaine.
La façon dont se décide l’orientation d’un jeune, son avenir, est un choix de société. La façon dont on
sélectionne un élève après le bac (ou après la 3ème) conditionne la façon les élèves sont formés, jugés de la
maternelle au lycée.
MOTION
Soucieuse de garantir à chaque élève un accès équitable et dénué de discrimination aux établissements d’enseignement supérieur, la FCPE-Paris demande la transparence et l’anonymat des procédures d’affectation :
•Amélioration de l’information aux élèves et à leurs parents
•Communication aux élèves et à leurs parents du contenu des dossiers d’affectation
•Définition après consultation des fédérations de parents d’élèves des critères nationaux d’affectation et contrôle effectif de leur application
•Mise en place d’un anonymat au niveau des dossiers de demande d’affectation (dossiers papiers et électroniques).
•Intégration dans la procédure d’admission post-bac des boursiers de l’enseignement supérieur (et non uniquement des boursiers du second degré de l’éducation nationale)
La FCPE Paris demande aussi l’ouverture de négociations au sujet de l’ensemble des procédures d’accès aux établissements supérieurs.
Motion adoptée à l’unanimité par le congrès

