Compte rendu de la réunion parents/enseignants des écoles Ménilmontant, Eupatoria Dolet, Julien lacroix, Couronnes

vendredi 22 octobre 2010
par fcpe_foncin
popularité : 3%

Compte rendu de la réunion parents/enseignants des écoles Ménilmontant, Eupatoria Dolet, Julien lacroix, Couronnes

Le samedi 16 octobre des enseignants du quartier Ménilmontant (étaient présents 4 instits de Ménil, un de Julien Lacroix, une d’Eupatoria et une de Couronnes) ont réuni des parents pour faire un point sur les grèves en cour et notamment la grève reconductible. Il s’agissait de discuter ensemble des modalités de cette grève, d’expliquer ce qu’il se passait au niveau du quartier et d’ailleurs, d’essayer de trouver des solutions pour la garde des enfants. Les grèves ont commencé dès le début de l’année scolaire, rendant un peu plus difficile son organisation dans les écoles et les réunions avec les parents. Dans le 20ème arrondissement des enseignants du premier degré mais aussi du second degré sont en grève depuis plusieurs semaines.

Depuis septembre des écoles (Tourtilles, Amandiers ) ont fermé entre les grosses grèves nationales, des instits se sont mis en grève reconductible.

Depuis le 12 octobre, en même temps que les cheminots et les raffineries, certains enseignants sont en grève tous les jours. Les parents du quartier sont obligés de trouver des solutions de garde et nous avons voulu en parler ensemble.

Nous avons rapidement laisser la parole aux parents.

L’échange qui a suivi a été très intéressant et bien sûr nous n ’avons pu aller au bout de la discussion.

Ont été posé des questions de stratégie syndicale : pourquoi n’avoir pas crée un mouvement fort dès le début ( à l’annonce de la réforme) ? Quelles sont les revendications et quand considérons nous qu’elles sont satisfaites ? Un mouvement initié par la base a t-il des chances d’aboutir , n’est-il pas contre-productif ?

Ont été réexpliqué les modalités de la grève reconductible et les conséquences sur l’organisation de la garde des élèves :

Une grève reconductible se décide par les travailleurs eux même ( ici les instits) en Assemblée générale au jour le jour. Il est donc impossible de prévenir les parents à l’avance ( nous pouvons juste leur dire qu’il est probable/possible que nous soyons en grève). Les instits s’engagent à afficher le plus rapidement les décisions de reconduction prises en AG.

A propos du SMA ( service minimum d’accueil) :

la mise en place du SMA est extrêmement difficile pour les mairies parisiennes.

La mairie du 20ème ne dispose pas beaucoup d’animateurs acceptant de remplacer les enseignants ( parents et instits ont rappelé qu’il s’agissait ni plus ni moins de casser la grève). Le SMA est mis en place selon des critères qui nous échappent un peu et en tout cas dans les périodes de fort mouvement il est impossible de le mettre en place partout. Contrairement a ce que pensaient certains parents, il ne s’agit pas d’un refus politique mais d’une impossibilité pratique ( Je ne suis pas en train de le déplorer....). La mise en place de ce soit disant service est donc aléatoire.

Un papa a expliqué qu’il était là pour qu’on parle des éventuelles solutions de garde parce que pour lui les gréves étaient des nuisances dans sa vie de tous les jours.

Une maman a raconté que dans son travail, elle n’arrivait pas à obtenir des missions intéressantes parce qu’elle n’était pas considérée comme « fiable » par son patron en raison de ses absences (maternité, enfant malade etc..), les gréves la fragilisaient d’avantage encore.

Des mamans d’Amandier ont expliqué que les parents occupaient symboliquement l’école et avaient mis en place une garderie « sauvage ». Une discussion vive s’en est suivie sur la légalité de cette action et sur les responsabilités de chacun ( le directeur ? Les parents ? )

Un papa a expliqué que c’était compliqué de trouver des solutions de garde qu’il avait fait appel à tout son réseau : famille, voisins, copains mais qu’au final il avait toujours trouvé des solutions et qu’en plus il avait ainsi vécu des moments forts avec les enfants et avec les autres adultes.

En conclusion ( ce CR ne rend pas compte de toutes les prises de parole qui on été nombreuses et intéressantes) :

dans les écoles où peu de parents étaient là, les présents vont essayer d’informer les autres de ce qu’il se passe à Amandier, Ménilmontant afin que chaque école trouve « ses » solutions.

En cas de grève les parents peuvent :

Trouver des solutions individuelles.

se faire connaître auprès des autres parents lorsqu’ils peuvent garder plusieurs enfants chez eux. Cela implique de mettre en place des systèmes d’organisation ( affiche dans l’école, liste internet etc...) et que les parents qui ont le temps rencontrent les autres devant l’école ou dans la cour ( en cas de grève tournante par exemple).

Se faire connaître quand on est dans l’impossibilité de trouver un mode de garde.

Occuper l’école et dans ce cadre organiser une garderie sauvage. C’est évidemment complément illégal. Les parents qui choisissent cette action le font en conscience. Les parents qui laissent leurs enfants dans ce cadre là le font aussi en conscience.

Mettre en place des systèmes de garde alternative est compliqué et demande un minimum d’investissement de la part des parents mais il a été souligné qu’il ’agissait de trouver des alternatives solidaires et collectives à l’individualisme de la société actuelle. Il n’y a plus les affreux grévistes fainéants d’un coté et les parents pris en otage de l’autre mais des adultes qui s’opposent ensemble aux réformes en trouvant des solutions locales ( de garde, de bien être pour les enfants etc...) qui prennent en compte les possibilités et les obligations de chacun.

Certains parents ont regretté qu’il n’y ait pas eu de débats de fond sur les retraites, voir sur le syndicalisme. Il est possible qu’une nouvelle réunion publique soit organisée.


Brèves

13 septembre 2011 - PVP rentrée 2011 la pénurie

119 classes sans professeur de musique à la rentrée à Paris

8 mars 2010 - RESF URGENT

Mardi 9 mars - Rassemblement devant la mairie du 20e arrondissement à partir de 17h30 pour (...)