Visites de la cantine du 2 au 6 mai 2011
Les délégués de l’école élémentaire 8, rue Pierre Foncin, ont effectué une semaine de visites de la cantine du 2 au 6 mai 2011.
Rejoignant l’opération "madeincantine" qui a été lancée par des parents fcpe et non fcpe sur des écoles parisiennes, afin de faire ensemble, et de manière coordonnée des visites de la cantine de leurs enfants.
Made in cantine, a produit un kit, qui sert de base aux parents pour les aider à trouver des angles de vue et des critères communs.
le rapport détaillé des parents pour notre école
Notre conclusion :
ECOLE ELEMENTAIRE PIERRE FONCIN A 8, rue Pierre Foncin 75020 Paris visites cantine du 2 au 6 mai 2011
Commentaires sur le kit “madeincantine” et conclusions
Le sujet de la “pause méridienne” intéresse fortement les parents, mais il est difficile de trouver les bons angles d’observation d’un sujet aussi complexe. En règle générale si les enfants mangent à la cantine, c’est précisément que leurs parents sont indisponibles à ce moment de la journée et leur mise à l’écart forcée donne lieu à toutes sortes de préjugés, craintes, basés sur les récits parfois un peu fantaisistes des enfants ou sur des souvenirs propres, ou à une indifférence protectrice, sans illusions.
Pour les mêmes raisons organiser une visite ou un test de la pause méridienne n’est pas simple.
Nous avons réussi à trouver 1 ou 2 parents disponibles pour chaque jour de la semaine ; au total 6 parents d’élèves ont participé à cette semaine de visites.
Nous avions décidé de nous servir du kit “madeincantine” pour nous donner une grille d’approche des différents aspects de la “pause méridienne” . Il est en effet difficile de dégager des observations collectives et concourantes d’un moment si chargé en affects divers et particuliers : le “c’est bon” ou “c’est pas bon” de l’enfant, que signifie-t-il ? que doit-on en comprendre ?
Conclusions sur la semaine de tests :
Le personnel de cantine est investi à la fois dans ses responsabilités de santé publique et auprès des enfants auxquels il accorde une attention sympathique et conciliante.
Animateurs et surveillants surveillent la cantine et la cour avec bienveillance et organisation, assumant un véritable travail d’équipe, dans la cour les conflits sont gérés, à la cantine il y a des discussions sur les plats, on peut dire qu’il y a une « bonne ambiance ». L’efficacité de l’équipe vient sans aucun doute d’une forte proportion d’animateurs qualifiés (3/8), plus une surveillante qui est par ailleurs avs dans l’école, et du fait que parmi les vacataires on compte aussi des personnes qui travaillent depuis plusieurs années dans l’école et sont attachés aux enfants. Les animateurs et vacataires sont assurés d’un repas en “avantage nature” tous les jours, sauf le mercredi et pendant toutes les vacances scolaires, ce qui nous semble d’autant plus absurde qu’ils y font des journées pleines, cela les contraint soit à payer leur repas au tarif plein, soit à ramener des sandwichs de l’extérieur, ce qui sur le plan pédagogique est totalement contre-productif.
En ce qui concerne le repas lui-même : sur le plan nutritif et gustatif, les parents « testeurs » ont trouvé cela de « juste correct » à « satisfaisant », s’interrogeant sur le gain réel apporté par le yaourt ou le fruit bio, quand cela “coûte” un composant de légumes ou d’entrée. D’autant que crudités et légumes n’apparaissent que deux fois dans la semaine qui nous concerne. (concombre+ salade et carottes+courgettes).
S’interrogeant aussi sur la qualité et la provenance des aliments de base ; ainsi que sur l’emploi immodéré d’assaisonnements et de sauces à base de composants d’assemblage industriels qui pose différents problèmes : d’une part nous y avons relevé la présence de conservateurs, graisses hydrogénées, etc, dont l’innocuité à haute dose est remise en question, mais aussi celui d’une tendance à l’uniformisation des goûts, qui relève de l’éducation nutritionnelle des enfants, en formatant leur goût à des arômes et des textures artificielles, ne développe-t-on pas chez eux une appétence à ces saveurs masquées et uniformes ?
Le sens critique des « grands » de CM1 et CM2 pourrait être réinvesti dans des actions pédagogiques d’éducation nutritionnelle. Nous n’avons aucun doute sur le bon accueil que réserveraient à ces initiatives, à la fois les enfants qui sont très demandeurs de participation, mais aussi les animateurs et les personnels de la caisse des écoles présents dans notre école.
